Mis à jour en janvier 2026

Autoconsommation solaire sans revente : maximisez votre autonomie et vos économies

Installation photovoltaique pour bâtiment professionnel

Vous souhaitez produire et consommer votre propre électricité sans vendre votre surplus ?
L’autoconsommation solaire sans revente, aussi appelée autoconsommation totale ou injection gratuite est la solution idéale pour réduire vos factures tout en simplifiant vos démarches.

Votre production est utilisée en priorité pour vos besoins quotidiens, et le surplus non consommé peut être injecté gratuitement sur le réseau. Avec un dimensionnement adapté et une bonne gestion des usages, vous maximisez vos économies et votre autonomie énergétique.

Notre guide de l’autoconsommation solaire vous accompagne pas à pas : avantages, pièges à éviter,  pilotage de la consommation, utilisation de batteries et respect de la réglementation. On vous explique tout ! 

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Qu’est-ce que l’autoconsommation sans revente ?

L’autoconsommation sans revente consiste à consommer directement l’électricité produite par vos panneaux solaires, sans contrat de vente du surplus.

Contrairement à l’autoconsommation partielle avec revente, l’énergie non utilisée est simplement injectée gratuitement sur le réseau, sans revenu associé.

H3 : Comparatif avec et sans revente de surplus

CritèresSans ReventeAvec Revente de surplus
Gestion du surplusInjection gratuite sur le réseauVente du surplus à tarif garanti
Revenus générésAucun revenu directLiés à la revente du surplus
Aides de l’État❌ Non éligible à la prime à l’autoconsommation✅ Éligible à la prime
Complexité administrativeSimple : DP en mairie + CACSIContrat EDF OA + démarches supplémentaires
💡 Conseil expert : ce modèle reste très efficace s’il est bien dimensionné. Une installation trop puissante entraînerait une perte de production non valorisée.

Explorez les autres modes d'autoconsommation :

Avantages du modèle sans revente

Démarches simplifiées et mise en service rapide

Aucune contractualisation avec EDF OA n’est nécessaire.
Une déclaration préalable en mairie et un raccordement Enedis suffisent, réduisant les coûts et délais administratifs.

Réduction immédiate de la facture d’électricité

Chaque kWh produit et consommé directement est un kWh que vous n’achetez plus à votre fournisseur.
Votre économie dépend donc du taux d’autoconsommation, c’est-à-dire la part de votre production utilisée sur place.

Autonomie et résilience énergétique

Produire et consommer sa propre électricité permet de gagner en indépendance vis-à-vis du marché et des hausses de tarifs.
L’ajout d’un système de stockage renforce encore cette autonomie, notamment en cas de coupure ou de faible production.

Rendement régional attractif

En France, la production solaire moyenne varie entre 950 et 1 100 kWh/kWc/an selon l’exposition.
Bien dimensionné, ce modèle offre d’excellentes performances, notamment dans l’Ouest et le Sud de la France.

Limites et précautions à connaître

Perte de valeur du surplus non consommé

Sans batterie ni pilotage de la consommation, le surplus injecté gratuitement n’est pas valorisé. D’où l’importance de dimensionner correctement votre installation et d’adapter vos usages (ex. : chauffe-eau, borne de recharge, électroménager).

Pas de prime à l’autoconsommation

Les aides financières sont réservées aux installations avec revente de surplus.

Pour connaître les autres dispositifs disponibles, consultez notre guide des aides et financements photovoltaïques.

Risque de surdimensionnement

Un taux d’autoconsommation inférieur à 30 % réduit fortement la rentabilité.Le dimensionnement doit donc s’appuyer sur votre profil de consommation réel.

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À qui s’adresse l’autoconsommation avec injection gratuite ?

Particulièrement adapté aux petites installations (3–9 kWc), l’autoconsommation sans revente est idéale pour :

  • Foyers présents la journée (télétravail, retraités, personnes à domicile)
  • Petites entreprises avec usages diurnes stables (bureaux, ateliers).
  • Propriétaires souhaitant simplicité administrative
  • Sites avec talon de consommation élevé (chauffe-eau, PAC, borne EV) pour absorber la production.

Les 3 piliers pour réussir votre projet 

1. Dimensionnement sur-mesure

  • Analyse du talon de consommation : identifiez la consommation minimale journalière de votre foyer ou entreprise.
  • Adaptation de la puissance installée pour maximiser l’autoconsommation sans créer de surplus inutile
  • Mise en place de stratégies pour déplacer vos usages vers les heures de production solaire.

Exemple concret : 

En Bretagne et Grand Ouest, une installation de 3 kWc produit environ 2 800 à 3 100 kWh/an. Un foyer consommant 3 500 kWh/an et présent en journée peut atteindre un taux élevé d’autoconsommation.

2. Pilotage intelligent de la consommation

Pour maximiser l’autoconsommation, il est essentiel de synchroniser vos usages avec la production solaire

  • Programmer vos appareils énergivores : lave-linge, lave-vaisselle, chauffe-eau ou borne de recharge de véhicule électrique pour qu’ils fonctionnent en journée, lorsque vos panneaux produisent.
  • Installer un système de gestion de l’énergie (EMS) pour activer ou couper automatiquement certaines charges en fonction de la production solaire disponible.

3. Batteries pour optimiser l’autonomie

Installer une batterie permet de stocker le surplus d’électricité produit en journée et de le restituer le soir ou lors des périodes de faible production. 

Les batteries de stockage augmentent significativement le taux d’autoconsommation et renforcent votre autonomie énergétique.

Selon l’ADEME, augmenter le taux d’autoconsommation de 25 % à 45 % réduit sensiblement le temps de retour sur investissement.
Installation de panneaux solaires pour carport

Démarches et conformité

Même sans revente du surplus, certaines démarches et obligations réglementaires doivent être respectées pour garantir la conformité et la sécurité de votre installation :

  • Étude de faisabilité (ombre, inclinaison, orientation).
  • Déclaration préalable (DP) en mairie.
  • Raccordement auprès d’Enedis.
  • CACSI si le projet exige non-injection.
  • Contrôle Consuel selon puissance et équipements.
  • Monitoring et maintenance régulière.

📘 En savoir plus sur les démarches administratives liées aux projets solaires

Fiscalité et aides

  • Aucun revenu = aucune imposition liée.
  • Pas de prime à l’autoconsommation sans contrat de revente.

📘 Pour aller plus loin, consultez notre page dédiée à la fiscalité solaire.

Conseil : conservez vos devis, certificats, DCR et CACSI en cas de contrôle administratif ou technique.
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FAQ — Autoconsommation sans revente

Peut-on installer des panneaux sans revendre à EDF ?

Oui. Vous pouvez autoconsommer l’essentiel de votre production et injecter gratuitement ce que vous n’utilisez pas. La CACSI formalise certains cas.

Ai-je droit à la prime si je n’achète pas la revente du surplus ?

Non : la prime à l’autoconsommation est conditionnée à la vente du surplus (revente).

Dois-je déclarer des revenus si je vends ?

Les revenus de revente sont exonérés si l’installation ≤ 3 kWc et remplit les conditions (raccordement ≤ 2 points, pas d’activité pro). Sinon, les revenus sont imposables en BIC.

Le compteur Linky bloque-t-il l’injection ?

Non. Linky mesure la production et l’injection; la non-injection doit être garantie techniquement (paramétrage de l’onduleur / dispositif anti-injection ou conformité selon la CACSI). Enedis utilise les comptages pour contrôler la conformité.

Stocker le surplus vaut-il le coup ?

Oui si vous voulez réduire la perte de surplus et augmenter l’autonomie. Le stockage augmente les coûts initiaux mais accélère souvent la rentabilité en fonction des usages et du prix de l’électricité.