Gaz +5,6 %, électricité +2,5 % : ce qui change vraiment sur votre facture en septembre 2026
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Depuis une semaine, on nous pose tous la même question en rendez-vous : « c'est vrai que tout augmente le 1er septembre ? »
Réponse courte : le gaz, oui. L'électricité, non, elle a déjà augmenté le mois dernier. Mais comme la facture d'électricité arrive avec un décalage, beaucoup de foyers vont découvrir les deux hausses en même temps, en septembre. D'où la confusion.
Voici les chiffres, d'où ils viennent, et surtout ce qu'on peut en faire.
Ce qui augmente au 1er septembre : le gaz, et seulement le gaz
La Commission de régulation de l'énergie (CRE) publie chaque mois un prix repère de vente de gaz. Ce n'est plus un tarif réglementé, celui-ci a disparu en 2023, mais une référence à laquelle la plupart des fournisseurs indexent leurs offres.
Pour septembre 2026, ce prix repère s'établit à 172,05 € TTC le MWh, tous profils confondus. Soit +5,6 % par rapport à août.
Dans le détail : +7,3 % sur le chauffage
La hausse ne touche pas tout le monde de la même façon, parce qu'elle porte sur le prix du kWh, pas sur l'abonnement.
- Chauffage au gaz : 0,13474 €/kWh TTC, abonnement 360,79 € par an TTC. Le kWh prend +7,3 %.
- Cuisson et eau chaude : 0,16757 €/kWh TTC, abonnement 152,46 € par an TTC. Le kWh prend +5,75 %.
Barème réseau GRDF, qui dessert environ 95 % des clients résidentiels. Source : CRE.
L'abonnement, lui, ne bouge pas. C'est pour ça que la facture complète ressort à 5,6 % en moyenne alors que le kWh de chauffage prend 7,3 % : la part fixe amortit une partie du choc.
Ce que ça donne en euros
- Cuisson seule, environ 500 kWh par an : +5 € sur l'année. Négligeable.
- Cuisson et eau chaude, 3 000 kWh : +27 €.
- Chauffage au gaz d'une maison, 9 000 kWh : +82 €.
- Grosse maison mal isolée, 15 000 kWh : +137 €.
Sur une consommation moyenne de 12 000 kWh, on tourne autour de 100 € supplémentaires par an.
Qui est concerné
Environ 6 millions de ménages, soit à peu près 60 % des abonnés gaz résidentiels. Ce sont ceux qui ont une offre indexée sur le prix repère, c'est-à-dire l'immense majorité des contrats signés depuis 2023.
Si vous avez un contrat à prix fixe, vous ne bougez pas ce mois-ci. Attention quand même : en juillet dernier, une révision du tarif de distribution avait touché tout le monde, prix fixes compris. Un prix fixe couvre la molécule de gaz, pas les taxes ni l'acheminement.
Pour savoir dans quel cas vous êtes, il n'y a qu'un endroit à regarder : la mention « prix indexé » ou « prix fixe » sur votre dernière facture, en général en page 2.
L'électricité, elle, a augmenté le 1er août
C'est le point que tout le monde mélange, y compris certains articles de presse.
Le tarif réglementé de vente de l'électricité a pris +2,5 % au 1er août 2026. Le kWh en option base est passé de 0,1940 € à 0,2001 € TTC pour les puissances de 3 à 6 kVA. L'abonnement 6 kVA est à 15,86 € par mois.
Pour un foyer moyen, ça représente environ 26 € de plus par an. Moins spectaculaire que le gaz, mais ça s'ajoute à une accise qui avait déjà augmenté en février, de 0,02998 à 0,03085 €/kWh.
L'origine de cette hausse d'août n'a rien à voir avec la géopolitique : c'est le TURPE 7, le tarif d'acheminement sur le réseau, qui a pris 3,04 %. Enedis a enregistré un manque à gagner de 231,6 millions d'euros lié à un hiver doux — moins de consommation, donc moins de recettes d'acheminement — et récupère la différence sur le tarif. À quoi s'ajoutent plus de 80 millions de pertes liées aux fraudes aux compteurs et aux retards de raccordement.
Retenez bien cette phrase, parce qu'elle change tout le raisonnement : même quand vous consommez moins, le réseau se rattrape sur le tarif. Les gestes d'économie protègent votre consommation, pas le prix du kWh.
Prochain rendez-vous pour l'électricité : février 2027.
Pourquoi le gaz s'envole : Ormuz et des stocks à 58 %
La CRE est claire sur ce point : la hausse de septembre est « entièrement liée à l'augmentation des prix du gaz sur les marchés ». Deux causes.
Le marché de gros. L'indice TTF néerlandais, la référence européenne, est passé de 31,96 €/MWh en février à 61,70 €/MWh en août. Presque un doublement en six mois. En cause, les tensions autour du détroit d'Ormuz, par lequel transite environ 20 % du GNL mondial, notamment le gaz qatari. Le prix repère se calcule directement à partir de cet indice, avec deux semaines de décalage. Ce qui monte à Rotterdam en août arrive sur votre facture en septembre. Mécaniquement.
Les stocks européens. Ils sont remplis à 58 % fin août, contre environ 75 % à la même période en temps normal. Entrer dans l'hiver avec ce niveau-là, ça veut dire des marchés nerveux jusqu'en mars et des révisions mensuelles qui ont peu de chances d'aller vers le bas.
On ne va pas jouer les devins sur les mois qui viennent. Mais quand le stockage est bas et que la route du GNL est perturbée, personne dans le métier ne mise sur une accalmie avant le printemps.
Quatre hausses en sept mois : le vrai problème n'est pas le montant
Ce qui a changé cette année, dans les rendez-vous, ce n'est pas le montant des factures. C'est le fait que les gens ne savent plus à quoi s'attendre.
Une hausse de 82 €, prise isolément, personne ne change de chaudière pour ça. Ce qui pousse à agir, c'est l'accumulation :
- 1er février 2026 : accise sur l'électricité, de 0,02998 à 0,03085 €/kWh.
- Juillet 2026 : tarif de distribution du gaz, tous contrats, prix fixes compris.
- 1er août 2026 : tarif réglementé de l'électricité, +2,5 %.
- 1er septembre 2026 : prix repère du gaz, +5,6 %.
Quatre mouvements en sept mois, tous à la hausse, sur deux énergies différentes. Et aucune visibilité au-delà de trente jours, puisque le prix repère se recalcule chaque mois.
C'est cette imprévisibilité qui fatigue, plus que le montant.
Ce que ça coûte de ne rien faire
Prenons un foyer tout-électrique qui consomme 4 500 kWh par an. Au tarif de septembre 2026, ça fait environ 1 090 € par an, abonnement compris.
Si le prix du kWh restait figé pendant vingt ans — ce qui n'est jamais arrivé — ce foyer dépenserait 21 800 € d'électricité. Avec une progression annuelle de 3 %, qui correspond grosso modo à la tendance des quinze dernières années, la facture cumulée monte à environ 29 300 €, et la dernière année coûte à elle seule près de 1 970 €.
C'est une projection, pas une prédiction : personne ne connaît le prix du kWh en 2046. Mais l'ordre de grandeur est le bon, et il pose bien la question. Ces 29 300 €, vous allez les dépenser de toute façon. La seule chose que vous choisissez, c'est à qui vous les versez, et à quel prix par kWh.
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Ce que le solaire change, concrètement
On est installateurs photovoltaïques. Autant être direct sur ce que ça fait, et sur ce que ça ne fait pas.
Ce que ça fait
Ça fige le prix d'une partie de vos kWh, pour vingt à trente ans. Un kWh que vous produisez et consommez chez vous n'a pas de prix de marché. Pas d'accise. Pas de TURPE. Pas de TVA sur l'énergie. Il ne subit ni l'indice TTF néerlandais, ni les révisions mensuelles de la CRE, ni les rattrapages d'Enedis sur un hiver trop doux. Son coût est fixé le jour de la pose, et il ne bouge plus : les modules d'aujourd'hui sont garantis en production sur 25 à 30 ans selon les fabricants.
C'est exactement l'inverse de ce que vous venez de lire dans le reste de cet article.
Ça inverse le sens des hausses. Aujourd'hui, chaque augmentation du tarif réglementé vous coûte de l'argent. Avec une installation en autoconsommation, chaque augmentation valorise davantage les kWh que vous produisez, et raccourcit le temps de retour de votre installation. Vous passez du mauvais côté de la courbe au bon.
Ça se pilote. Le vrai levier, ce n'est pas la puissance installée, c'est ce que vous faites tourner pendant que le soleil produit : le ballon d'eau chaude, la voiture, la pompe à chaleur, le lave-linge. Sur les chantiers où le chauffe-eau est piloté sur la production, la part d'autoconsommation monte franchement. C'est le réglage qui change le plus les chiffres, et il ne coûte presque rien.
Ce que ça ne fait pas
Ça ne vous sort pas du gaz. Si vous vous chauffez au gaz, des panneaux ne changeront rien à la hausse du 1er septembre. C'est la chaudière qu'il faut regarder, pas le toit.
Ça ne supprime pas votre facture. L'abonnement et l'acheminement restent dus, et c'est précisément la partie qui a augmenté en août. Si quelqu'un vous promet une facture à zéro, il vous ment, et ça devrait vous suffire pour ne pas signer chez lui.
Ça ne produit pas la nuit, ni au même rythme en décembre qu'en juin. Une installation bien dimensionnée couvre une part de vos besoins, pas la totalité. Cette part-là, en revanche, elle est à vous.
« Mais en Bretagne, ça produit vraiment ? »
C'est la question qu'on nous pose le plus souvent, et la réponse est oui.
Le rayonnement y est plus faible que dans le Sud, c'est un fait. Mais les températures modérées améliorent le rendement des modules, qui perdent en performance au-delà de 25 °C. L'écart réel de production entre une maison rennaise et une maison montpelliéraine est nettement plus faible que ce que les gens imaginent, et il n'a jamais empêché une installation bretonne d'être rentable.
Le mieux reste de regarder des toits comparables au vôtre : nos réalisations recensent nos chantiers en Ille-et-Vilaine, dans les Côtes-d'Armor, le Morbihan, la Manche et la Loire-Atlantique, avec la puissance installée pour chacun.
Les trois choses à faire cette semaine
1. Sortez votre dernière facture. Prix fixe ou indexé, date d'échéance, prix du kWh HT, consommation annuelle. Cinq minutes. Beaucoup de gens paient une offre indexée en croyant être protégés, ou un prix fixe signé au plus haut de 2023 en croyant faire une affaire. Sans ce point de départ, tout le reste est du bricolage.
2. Arrêtez de confondre changer de fournisseur et réduire sa facture. Changer de fournisseur peut faire gagner quelques dizaines d'euros par an, c'est gratuit, faites-le si l'écart est réel. Mais ça ne protège de rien : le fournisseur suivant subira exactement les mêmes marchés. C'est un ajustement, pas une solution.
3. Regardez ce qui est structurel. Isolation des combles, réglage de la loi d'eau, remplacement d'un ballon ancien, production solaire : ce sont les postes où on gagne en pourcentage, pas en euros ponctuels. Un gain de 20 % reste un gain de 20 % quel que soit le prix du kWh l'an prochain.
Faisons le point sur votre situation. On regarde votre facture, votre toit et vos habitudes de consommation, et on vous dit franchement si le solaire a du sens chez vous, y compris quand la réponse est non. Demander une étude gratuite — intervention en Ille-et-Vilaine, Côtes-d'Armor, Morbihan, Manche et Loire-Atlantique.
Questions fréquentes
De combien augmente le gaz au 1er septembre 2026 ?
Le prix repère de la CRE augmente de 5,6 % en moyenne TTC, à 172,05 €/MWh. Dans le détail, le kWh de chauffage prend 7,3 % (0,13474 €/kWh TTC) et le kWh cuisson-eau chaude 5,75 % (0,16757 €/kWh TTC). L'abonnement, lui, ne change pas.
Qui est concerné par cette hausse ?
Environ 6 millions de ménages, soit près de 60 % des abonnés gaz résidentiels : tous ceux dont l'offre est indexée sur le prix repère. Les contrats à prix fixe ne sont pas touchés ce mois-ci.
L'électricité augmente-t-elle aussi au 1er septembre 2026 ?
Non. L'électricité a augmenté de 2,5 % au 1er août 2026, pas au 1er septembre. Beaucoup de foyers découvrent cette hausse sur leur facture de septembre, ce qui explique la confusion. Le prochain mouvement du tarif réglementé est attendu en février 2027.
Pourquoi le prix du gaz monte-t-il autant ?
Parce que l'indice TTF néerlandais, référence du marché de gros européen, est passé de 31,96 à 61,70 €/MWh entre février et août 2026, sur fond de tensions autour du détroit d'Ormuz. Les stocks européens, remplis à 58 % contre 75 % habituellement, entretiennent la nervosité des marchés.
Combien coûte le kWh d'électricité en septembre 2026 ?
0,2001 € TTC en option base pour une puissance de 3 à 6 kVA, avec un abonnement de 15,86 € par mois en 6 kVA. C'est le tarif réglementé en vigueur depuis le 1er août 2026.
Faut-il changer de fournisseur pour éviter la hausse ?
Un contrat à prix fixe signé maintenant vous met à l'abri des révisions mensuelles du gaz pendant la durée du contrat. Mais le prix fixe est calé sur les marchés du jour de signature, et ceux-ci sont hauts. Changer de fournisseur déplace le risque, ça ne le supprime pas.
Les panneaux solaires protègent-ils vraiment de la hausse de l'électricité ?
Partiellement, et c'est justement ce qui les rend efficaces. Un kWh autoconsommé échappe à l'accise, au TURPE et aux révisions tarifaires : son prix est fixé le jour de l'installation pour toute sa durée de vie. Les panneaux ne couvrent pas la totalité de vos besoins et ne suppriment pas l'abonnement, mais la part qu'ils couvrent devient insensible aux hausses, et prend même de la valeur à chaque augmentation du tarif réglementé.
Est-ce le bon moment pour se lancer avant l'hiver ?
Une installation posée à l'automne produit peu les premiers mois, c'est vrai. Mais elle est raccordée et opérationnelle pour le printemps, au moment où la production démarre vraiment. Les délais d'étude, de démarches et de raccordement se comptent en semaines : un projet lancé en septembre produit dès mars, un projet lancé en mars produit rarement avant l'été.
Une question sur votre situation ? Nos équipes interviennent en Ille-et-Vilaine, dans les Côtes-d'Armor, le Morbihan, la Manche et la Loire-Atlantique. On vous dit ce que ça donne sur votre toit, avec vos consommations réelles. Estimer ma production solaire
Article publié le 31 août 2026. Les prix repères du gaz étant publiés mensuellement par la CRE, cette page est actualisée à chaque nouveau barème.
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